Mardi 13 octobre 2009 2 13 /10 /Oct /2009 14:30

Ceux qui doutent encore des capacités du verre à endosser le statut d’œuvre d’art, qui ne voient en lui que ringardise et beaufitude, devront absolument faire un détour par Strasbourg. La ville accueille en effet pour la troisième fois la grande biennale dédiée au médium aux mille facettes.

De plus en plus utilisé par les plasticiens, le verre flirte avec l’art contemporain, ouvrant aux artistes un champ de possibilités créatives quasi inépuisable. Au programme des festivités strasbourgeoises, un joli chapelet d’expositions présentées dans ce sens, qu’on enrage de ne pouvoir aller zieuter d’un peu plus près. Au rayon de ce qu’on ne manquerait pas si on avait le choix : les fascinantes méduses d’Yves Chaudouet au musée zoologique, et les 208 balançoires de verre de Rachel Maisonneuve, suspendues dans l’église Saint-Maurice. A découvrir aussi, Antoine Brodin, tout juste diplômé du CERFAV (Centre d’Etudes et de Formation aux Arts Verriers), qui expose ses colonnes vertébrales à la Galerie Aktyaryus, en compagnie de ses copains de promo, et les poupées de Julie Six, à la galerie Bamberger.

Biennale internationale du verre, du 14-10 au 30-11 dans plusieurs lieux à Strasbourg.

Visuels (de gauche à droite et de haut en bas) : Antoine Brolin, Yves Chaudouet (copyright Richard Porteau / château d'Oiron), Rachel Maisonneuve.


Par M la Miette - Publié dans : l'eau à la bouche
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Jeudi 8 octobre 2009 4 08 /10 /Oct /2009 17:44

La nouvelle exposition - d’envergure – présentée au musée du Quai-Branly invite à une virée dans l’ancien Mexique, à la découverte d’une cité fabuleuse, riche en vestiges mais dont les secrets n’ont pas tous été percés.

C’est à quelques encablures de Mexico, à 2000 mètres d’altitude, que s’étendent les mythiques ruines de Teotihuacan. Vraisemblablement née vers 100 avant notre ère, cette vaste cité rayonna jusqu’au VIIe siècle de notre ère sur le monde méso américain (ses 20 kilomètres carrés accueillirent près de 100 000 habitants), avant de connaître un déclin dont les raisons demeurent inconnues. Au XIVe siècle, les Aztèques tombent sous le charme de ces lieux abandonnés depuis près de six siècles, surnommant la ville « là où les hommes devenaient des dieux » et la sacralisant.

A travers un parcours plutôt bien mené, près de quatre cent-cinquante pièces (céramiques, sculptures, fresques, éléments architecturaux…) illustrent l'histoire et le fonctionnement de la cité qui n’a pas cependant encore livré son nom premier (Teotihuacan étant le nom donné par les Aztèques), et n’a pas encore tout dit de son mode d’organisation politique. On découvre, pêle-mêle les représentations nombreuses du puma, et celles de Quetzalcóatl, le serpent à plumes dieu du renouveau, on s’extasie devant les minutieuses figurines gigognes ou face à la sculpture du démoniaque dieu du feu en céramique (Huehueteotl) et on achève sa balade par la grande sculpture du seigneur de l’au-delà, impressionnante autant qu’imposante.

6-8,50 €, mar., mer., dim. de 11h à 19h, jeu., ven., sam. de 11h à 21h, jusqu’au 24-01-2010 au musée du Quai-Branly, Paris 7e.

Visuels : copyrights Martirene Alcantara.

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Mardi 15 septembre 2009 2 15 /09 /Sep /2009 14:42

Son univers baroque, composé de craie et de carton, a envahi la galerie Schirman & de Beaucé. Nicolas Buffe expose pour la deuxième fois en solo à Paris.

Le détournement et la transformation sont les maîtres-mots de son travail qui s’exprime exclusivement en noir et blanc pour une meilleure lecture du sens. S’inspirant des motifs d’ornementation des grotesques romains redécouverts à la Renaissance (arabesques, feuillages stylisés, nymphes, faunes etc.), qui offrent une structure à son œuvre, Nicolas Buffe entremêle avec virtuosité références passées et motifs populaires actuels (mangas, jeux vidéos, cartoons, zombies). Ses œuvres à la craie, qui disparaissent en un coup de brosse, ses sculptures en carton, qui se briseraient d’un coup de pied, renvoient à la notion d’éphémère dans l’esprit des vanités du XVIIe siècle. Comme elles, elles pointent la brièveté de la vie, son caractère transitoire, la relativité du savoir, l’évolution constante du monde, soumettant l’homme à sa condition de mortel.

Aux côtés de tableaux à la craie, dans lesquels prolifère une foultitude de créatures hybrides aux traits familiers, on ne manquera pas l’éléphant à bascule Pulcino, en résine, pièce-maîtresse de l’expo. Une drôle de sculpture rappelant à la fois le Dumbo de Walt Disney, l’éléphant sculpté par Le Bernin à Rome, supportant un gigantesque obélisque, et la sculpture monumentale d’un autre éléphant portant un obélisque décrit dans un livre initiatique rédigé au XVe siècle, « Le Songe de Songe de Poliphile ». Un ensemble d’une richesse et d’une poésie aussi rares qu’irrésistibles.  

 Entrée libre, tlj sf lun. et dim. de 11h à 19h ; sam. de 14h à 19h30, jusqu’au 31-10 à la galerie Schirman & de Beaucé, 7bis-9, rue du Perche, Paris 3e.

 Visuels @ Nicolas Buffe / galerie Schirman & de Beaucé.


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Jeudi 10 septembre 2009 4 10 /09 /Sep /2009 17:43

Le Lac aux Vélies est une étrange histoire dont on achève la lecture et l’écoute sans être vraiment certain d’en avoir saisi toute l’essence. Peu importe, ce conte musical touche, soit par la mélodie de Nosfell, soit par le trait de Ludovic Debeurme qui l’illustre.

Imaginée en 2007 par le musicien, en collaboration avec Pierre Le Bourgeois, pour être présenté à la Cité de la musique, et récemment jouée à Pleyel par l’Orchestre National d’Ile-de-France, l’œuvre prend aujourd’hui la forme d’un livre illustré, accompagné d’un CD. Un objet somptueux à classer dans la catégorie des ovnis éblouissants.

Dans une langue imaginaire – le Klokobetz, mise au point par Nosfell et fort heureusement traduite dans l’ouvrage – c’est l’histoire de Günel, que l’on nous conte. Né à l’intérieur d’un tronc d’arbre, le personnage grandit dans la plus grande solitude jusqu’au jour où « il chercha à percer les secrets de l’amour pour conquérir le cœur de la douce Milenaz … ». Sa quête le mènera jusqu’à l’ermite Vlokitz qui lui révèlera le secret de la fleur à cinq pétales, cachée au fond d’un lac. Celui qui parviendra à s’en emparer s’assurera l’amour de l’être aimé pour toujours…

A l’espace Eof, on plonge dans cet univers fantastique qui ne ressemble à aucun autre à travers les œuvres peintes, dessinées ou découpées de Debeurme. La scénographie particulièrement léchée accueille, en complément des œuvres plastiques, une projection et des théâtres d’ombres présentés dans le spectacle originel. A mi-chemin entre frayeur et fascination, on parcourt jusqu’à se perdre ce monde onirique peuplé de créatures hybrides et composé de paysages sombres. Et l’on ressort en saluant l’heureuse union de ces deux singuliers talents.

Entrée libre, tlj. de 14h à 20h, jusqu’au 19-9 à l’espace Eof, 15, rue Saint-Fiacre, Paris2e.

Visuels @ Ludovic Debeurme

 

 



 

 

 

 

 

 

 

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Jeudi 13 août 2009 4 13 /08 /Août /2009 16:26

Côté expos, saison estivale oblige, plus grand-chose à se mettre sous la dent à Paris. En attendant la rentrée et son lot de jolies surprises, notamment graphiques, on peut toujours aller faire un tour dans l’antre surprenante du musée de l’Ecole nationale vétérinaire de Maisons-Alfort…

Consacré principalement à l’anatomie animale, l’ex-musée Fragonard devenu récemment musée de l’Ecole nationale vétérinaire de Maisons-Alfort, offre toutefois une large place à l’humain. A l’intérieur des décors début XXe reconstitués l’an dernier, on découvre quelque 4 200 pièces issues d’une collection exceptionnelle. La présentation est dense, la balade intense… A l’intérieur d’immenses vitrines, organes, fœtus, anomalies (comme les moutons à cinq ou huit pattes et le veau bouledogue), moulés ou conservés dans du formol, et squelettes ouvrent le bal avant le clou de la collection : les écorchés d’Honoré Fragonard, des sujets animaux et humains disséqués et momifiés avec de la cire, dont le "Cavalier de l'Apocalypse", évoquant une toile de Dürer où un homme chevauche un cheval. L’éminent professeur, cousin du peintre, se consacra pendant neuf ans à la préparation de plusieurs milliers de pièces anatomiques à la mise en scène étonnante. Outre le cavalier, on ne manquera pas « L’Homme à la  mandibule », à l’attitude menaçante et au visage agressif, et le petit groupe de « Fœtus dansant la gigue », incroyablement macabre. Dans ce cabinet de curiosités, constitué dès l’origine pour - et souvent par - les étudiants vétérinaires, on apprend une foultitude de choses et l’on repart impressionné. Un seul conseil cependant : âmes sensibles s’abstenir !

7 € TR 5 €. Mer. et jeu. de 14h à 18h, sam. et dim. de 13h à 18h, 7, avenue du Général-de-Gaulle, Maisons-Alfort (94).




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Le blog de M la Miette

  • : Le gagne-pain de M la Miette c’est la culture. Et son grand faible, le vaste univers des arts graphiques. Mais elle ne rechigne pas à plonger dans d’autres formes de création, pour peu qu’elles l’entraînent dans de longues rêveries…
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Le Dernier Cri 3D au Cabinet des Curieux, 12, passage Verdeau, Paris 9e. à partir du 5-9-2011.

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